-Farces et attrapes:

De la ligne, à la ligne imaginée, imaginaire.

Ligne cachée

 

-Farces et attrapes sonores (2013, 2014)

Pièce pour piano solo.

 

Concept global de la suite :

Chaque pièce a un « truc » sonore, une « farce » sonore.

Le « piano-clavier-touche » est superposé à une « farce sonore » du « piano de l’intérieur ».

C’est donc une pièce basée sur l’idée de phénomène sonore, à la recherche des sons.

 

Cette pièce est au départ une parodie des exercices de Chopin.

C’est le matin, une pianiste est assise à son piano et fait ses exercices de Chopin rébarbatifs. 1-2-3-4-5 ; 1-2-3-5-4 ; 1-2-4-3-5…

Et la pianiste, s’endort tout en s’exerçant, et elle rêve, elle rêve… des paysages sonores…

 

Cette pièce part sur une farce!

Je pensais jouer de ces exercices, et m’en moquer.

Et puis finalement la pièce est devenue très sérieuse. Et je me suis attrapée moi-même !... Tel l’arroseur arrosé.

Ces exercices dont je me moquais n’étaient finalement rien d’autre que le système des permutations, inventé par Messiaen comme outil d’écriture musicale, et dont la plupart des compositeurs contemporains se servent aujourd’hui. (Ph. Manoury l’inscrit aussi dans ses grammaires génératives.)

Et dont je me sers moi-même beaucoup aujourd’hui.

 

Les farces et attrapes sont une suite de plusieurs pièces.

Aujourd’hui 5 sont achevées.

C’est un projet qui reste pour moi ouvert, et à continuer comme un livre d’études pour le piano.

Des études sonores.